Le détroit d’Ormuz, futur enjeu de l’épreuve de force entre l’Iran et l’Occident

Occidentaux et hauts-responsables iraniens se livrent cette semaine à des menaces successives. Au cœur des préoccupations, le détroit d’Ormuz, point de passage de pas moins du tiers du trafic maritime pétrolier mondial en provenance d’Iran bien sûr, mais également du Bahreïn, du Koweït, du Qatar, d’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis.

Le point de départ de ce regain de tension entre les deux camps est la perspective envisagée par les Etats-Unis et de certains de ses alliés européens d’imposer des sanctions contre les exportations pétrolières de l’Iran, deuxième pays producteur de l’OPEP avec environ quatre millions de barils par jour, en raison de la poursuite par l’Iran de son programme nucléaire, suspecté par les Occidentaux d’avoir une vocation militaire. A cette menace, le vice-président iranien Mohammed Reza Rahimi a réagi mardi dernier en menaçant de fermer le détroit d’Ormuz en représailles, conforté le lendemain par l’amiral Habibollah Sayyari, commandant de la marine iranienne qui a pour sa part mis en évidence l’aisance logistique d’une telle initiative pour ses forces. Sous couvert de préservation de la liberté de navigation et dénonçant un acte de malveillance, les Etats-Unis, par l’intermédiaire du lieutenant Rebecca Rebarich le porte-parole de la Ve Flotte américaine basée au Bahreïn, se sont déclarés prêts à riposter.
La situation risque ainsi de se dégrader davantage sans une ombre de solution pacifique à l’horizon. La marine iranienne a entamé samedi dernier et pour un total de dix jours des manœuvres militaires dans les environs du détroit.

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Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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