Syrie/Israël: La paix tacite est menacée

Lior Ben Dor, un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, a annoncé hier dimanche que son pays avait déposé une plainte auprès du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon. Cette plainte s‘adresse aux autorités officielles de la Syrie après l’infiltration la semaine dernière de soldats syriens dans le plateau du Golan.
Dans une lettre adressée à Ban Ki-Moon et à la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU, Haïm Waxman, l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, affirme que le 19 juillet dernier des soldats syrien ont franchi la zone de séparation démilitarisée sur le plateau du Golan.
Le quotidien israélien Haaretz avance les nombres de 500 soldats et 50 véhicules syriens. L’incursion des soldats syriens s’est produite suite à de violents combats entre les forces de sécurité et des insurgés près du village syrien de Jubata Al Khashab, dans la partie orientale du plateau du Golan. Or, bien qu’il n’y ait plus eu d’affrontements notables entre les deux pays depuis la fin de la guerre israélo-arabe d’octobre 1973, Israël et la Syrie sont toujours officiellement en état de guerre. L’accord de 1974 place la zone démilitarisée sur le plateau du Golan sous la responsabilité de la FNUOD (Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement dur le plateau du Golan). Elle comprend un millier de soldats en provenance d’une dizaine de pays.
Face aux combats qui se multiplient en Syrie et à la menace de voir des armes chimiques syriennes tomber entre les mains du Hezbollah libanais, l’armée israélienne, sur ordre du ministre de la Défense Ehud  barak, « se tient prêt à toute éventualité ».

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