La parade des monarchies du Golfe au printemps arabe

Soutien aux pays emportés par les révolutions et amélioration des conditions sociales, voilà la formule trouvée par les pays du CCG (Conseil de Coopération du Golfe) pour éviter d’être eux-mêmes entraînés par cette vague de révolution.

Depuis la révolution tunisienne en janvier 2011 jusqu’à aujourd’hui, le Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont apporté une aide totale d’environ 160 milliards de dollars aux pays du Printemps arabes. Ils ont, par ce moyen, gagné leurs galons de soutiens des peuples progressistes. De l’autre côté, et indubitablement le plus important, ils ont entrepris des mesures d’augmentations des salaires, de 30 à 100% pour les EAU et de 60 à 120% pour le Qatar, d’augmentation des emplois dans le secteur public pour résorber le chômage et d’augmentation des prestations de chômage. Oman et Bahreïn ont en plus lancé des programmes de constructions de logements sociaux.

Mais la question la plus préoccupante est l’efficacité de ces mesures sur le long terme. Elles ne font, en effet, que renforcer la dépendance des populations au secteur public qui, malgré les énormes richesses que lui procurent les exportations d’hydrocarbures, constitue le vrai danger pour l’ensemble de ces pays. Dans ce statu quo, corruption et manque de transparence continuent à régir les économies de ces pays. De plus, cette dépendance entrave la dynamique de la jeunesse. Au contraire, une promotion de l’entreprenariat apporterait le changement dans la société auquel aspirent toutes les populations.

A propos de Fitzpatrick 1332 Articles
Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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