Le Brésil dans le top des consommateurs de drogue

Une étude réalisée par l’Unifesp (Université fédérale de Sao Paulo) et publiée hier mercredi révèle que le Brésil s’est hissé dans le top des pays consommateurs de drogue. En tête pour la consommation du crack, dérivé bon marché de la cocaïne, et deuxième mondial derrière les États-Unis pour la cocaïne et ses autres dérivés.

Longtemps voie de transit pour la cocaïne à destination des États-Unis et de l’Europe, le rôle du Brésil a évolué à mesure de son développement économique. Aujourd’hui sixième économie de la planète, le pays est devenu la destination de 60% de la cocaïne produite en Bolivie. Selon l’étude l’Unifesp, le géant sud-américain compterait aujourd’hui un million de consommateurs de crack. 6 millions de brésiliens sur les 194 millions que compte l’ensemble de la population, auraient déjà consommé de la drogue, dont deux millions du crack. Et le phénomène va en s’intensifiant. Sur les douze derniers mois, 2.6 millions d’adultes et 244 000 adolescents brésiliens auraient consommé de la cocaïne ou un de ses dérivés. Et sur la même période, un brésilien sur 100 aurait fumé du crack. Pour le psychiatre Ronaldo Laranjeira, la raison de cet essor réside dans l’accès aux drogues facilité par l’amélioration des conditions sociales et leurs prix qui sont cinq fois moins chers qu’à l’étranger.

Cette étude donne une idée de ce nouveau et inattendu danger pour le Brésil. Et le gouvernement ne s’y trompe pas puisqu’il a lancé en décembre dernier un plan contre « l’épidémie du crack ». D’un montant de 2 milliards de dollars, il comprend un traitement médical pour les toxicomanes et une intensification de la répression dans les zones frontalières.

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