Gaza : le Hamas pris au piège

L’opération « Pilier de défense » lancée la semaine dernière par l’Etat hébreu contre la bande de Gaza où le Hamas est pouvoir, est préjudiciable à plus d’un titre au mouvement islamiste. Celui-ci se retrouve pris au piège entre sa quête internationale de respectabilité et le danger d’apparaître en position de faiblesse face à Israël.

Le Hamas n’avait rien à gagner dans une nouvelle guerre ouverte avec Tsahal. D’autant plus que l’une des plus vives critique de l’opinion israélienne après l’opération « Plomb durci » de 2009 à l’encontre du gouvernement de l’époque a été de ne pas en avoir définitivement terminé avec le mouvement islamiste. Mieux les évènements semblaient tourner au mieux pour lui. Considéré comme terroriste par les Occidentaux, les Etats-Unis en tête, et Israël, il avait pris, à la faveur du Printemps arabe, ses distances avec la Syrie et son parrain iranien pour se rapprocher de l’Egypte où Mohamed Morsi, issu de la Confrérie des Frères musulmans dont le Hamas est considéré comme une branche, est devenu président. Cette stratégie a enregistré son plus grand succès le 23 octobre dernier avec la visite de l’émir du Qatar dont le pays soutient ouvertement les Frères musulmans.

Le Hamas avait donc tout intérêt à garder la même ligne de conduite. Il était même allé jusqu’à dire qu’il ne s’impliquerait pas dans un conflit entre Israël et l’Iran et avait mis sur pied une milice locale de 300 hommes pour empêcher les tirs de roquettes de provocation des autres factions palestiniennes armées contre Israël. Mais c’est justement le tir d’une roquette par le Jihad islamique, une de ces factions de la bande de Gaza, contre une Jeep israélienne qui a provoqué la riposte israélienne qui a tué Ahmed Jabari, le chef militaire du Hamas, et qui a mis le feu aux poudres. Celui-ci était pourtant le plus convaincu, et peut-être le seul à même de faire respecter une trêve avec Israël.

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