Turquie : développement de l’industrie militaire

Turquie développement de l’industrie militaireActuellement, la Turquie nourrit beaucoup d’ambitions sur son industrie de l’armement. En quelques années, celle-ci s’est considérablement développée.

La Turquie tire dans tous les sens : quand elle n’acquiert pas du matériel militaire, elle investit dans cette industrie. Pour preuve, c’est devenu quasiment un rituel pour les invités de marque du gouvernement turc : une escale dans des installations militaires ne manque pas au programme. Ainsi, le roi Abdallah de Jordanie, de passage en Turquie la semaine dernière, a eu l’honneur de visiter Turkish Aerospace Industries (TAI), accompagné de son hôte turc, Abdullah Gül. Dans les locaux de cette usine viennent d’être montés un drone de surveillance et un hélicoptère. Des nouveautés parmi les « made in Turkey ». A vrai dire, ce projet militaire date d’une décennie tout au moins : à l’époque, les dirigeants turcs entendaient déjà faire de leur patrie une puissance régionale. Une fin qui passe, bien entendu, par le développement militaire. C’est dans cette optique que les turcs sont passés de projets avec transfert de technologie ou octroi de licences à l’élaboration d’une technologie maison. L’année dernière, un budget de 700 millions de dollars américains a été alloué à la recherche militaire. Cette somme a non seulement renforcé les activités des grands noms de ce secteur à l’instar de TAI mais a permis aussi l’émulation de plusieurs PME. Sur le plan extérieur, Ankara a joui de l’OTAN pour se rapprocher de grandes firmes militaires européennes.

Une stratégie qui s’est avérée payante : en 2012, l’industrie militaire turque a réalisé 4,3 milliards de dollars américains de chiffre d’affaires et totalisé des exportations de 1,3 milliard de dollars américains. Celles-ci ont bondi de 35 % en l’espace d’un an.

2 Comments

  1. La Turquie devient puissante, maintenant c’est à l’europe de revoir ses ambitions, continuer avec des pays comme la grèce,chypre,bulgarie etc ou un pays qui a des taux de croissance de +3% cetta année.

  2. Il ne faut pas mettre la charrue devant les bœufs, la Turquie à l’avantage d’avoir une monnaie plus faible que l’euro, ainsi qu’un main d’œuvre bon marché ce qui encourage l’achat d’armes turques mais en aucun cas les armes turques n’ont fait leur preuve dans une guerre donc c’est dans le temps qu’on verra si cela est un bon choix d’achat.

    Beaucoup de pays cherchent à faire des économies mais certains vont regretter d’acheter du matériel de basse qualité quand une véritable guerre sera à leur porte.

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