Mali : gouvernement et insurgés enfin d’accord

019062013091537000000sdsdssAprès 10 jours d’âpres discussions, Bamako et les rebelles touaregs se sont enfin mis d’accord mardi. Les deux parties se sont convenues notamment sur l’entrée des forces maliennes à Kidal et le repli des éléments de la rébellion dans des sites de regroupement.

Ce n’était pas du tout évident de parvenir à l’ « accord préliminaire à l’élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali », comme il a été intitulé. Celui a été paraphé par le ministre malien de l’Administration territoriale et deux représentants du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA). Ce document est censé mener le Mali vers le scrutin présidentiel du 28 juillet prochain. Ce rendez-vous électoral est capital en vue de la fin de la crise malienne. Raison pour laquelle tous les engagements prévus dans ce document ont tourné autour de cette échéance. D’abord, l’armée malienne doit se déployer progressivement et « dans les meilleurs délais » dans la région de Kidal. Dans cette perspective, des soldats y seront envoyés « sans délai » en tant que précurseurs. En parallèle, les rebelles touaregs vont immédiatement procéder au cantonnement de leurs éléments. Pour ce qui est du désarmement, il faudra attendre la signature de l’accord « global et définitif de paix ». Cette étape concernera les autorités issues des urnes ainsi que les populations et groupes armés du nord du Mali.

L’entrée des forces armées maliennes à Kidal combinée à la présence des rebelles touaregs dans la même région semble avoir tous les ingrédients d’une poudrière. N’empêche, ces actions seront accompagnées par la Mission Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation du Mali (MINUSMA) et, également, par les éléments tricolores de l’opération Serval. Par ailleurs, l’accord a prévu de créer une « commission d’enquête internationale » sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés au Nord Mali. Par contre, il n’a pas statué sur la question des mandats d’arrêts lancés par le Mali contre les leaders des mouvements signataires touareg.

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Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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