Syrie : l’intervention militaire de l’Occident dans le doute

syrie-guerre-russie-1864005-jpg_1680348Après une semaine intense sur l’urgence d’une intervention militaire en Syrie, l’Occident calme les jeux. Les discours de ces deux derniers jours ont été moins virulents et l’aspect immédiat d’une frappe militaire contre le régime de Damas semble reculer vers l’horizon. Les 3 ténors décidés à sanctionner Bachar pour une éventuelle utilisation de l’arme chimique sont confrontés à leurs propres opinions publiques interne.

En Angleterre David Cameron essuie tout simplement un refus au sein de la chambre des communes, son appel à la chambre pour une condamnation ferme et un engagement militaire a accouché d’une souris et plusieurs préalables ont été posés. Les fantômes des affaires Afghanes et Iraquiennes hantent encore les populations et leurs représentants. Aux Etats Unis, les observateurs penchent encoreplus sur l’opinion publique. En effet, d’après la presse américaine, plusieurs sondages ont été réalisés pour connaitre l’avis de la population sur une possible intervention militaire américaine et l’idée ne semble pas rencontrer beaucoup d’engouement. Par ailleurs, l’éternel question d’un après Bachar se pose toujours. Voila pourquoi l’intention du président américain n’est pas d’écraser l’armée syrienne mais de trouver une solution diplomatique avec pour condition non-négociable le départ de Bachar Al Al Assad. Dès lors, l’expédition militaire serait purement punitive et dissuasive. La ligne rouge a été franchie, si l’occident veut garder sa crédibilité en tant que force de dissuasion à travers le monde, il faudra bien faire quelque chose. Néanmoins le président Obama a annoncé que rien n’avait encore été arrêté à la maison blanche. La France quant à elle, pense fermement qu’il faut agir, mais aucun plan d’action n’a encore été fixé.

Par ailleurs, il parait évident que l’intervention militaire n’est plus pour demain et qu’aucune des puissances occidentales ne compte jouer aux cowboys et s’aventurer tout seul dans une expédition militaire pour faire tomber le régime. Or, Bachar Al Assad a compris cette donne. Avec l’appui de la Russie il compte bien rester le plus longtemps possible et mater ceux qu’il appelle des terroristes.

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Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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