Egypte : Les autorités de la transition mises sous pression

Pour calmer la contestation qui gronde depuis quelques temps déjà, Essam Charaf, le Premier ministre égyptien, devrait rendre public le remaniement de son gouvernement ce lundi 18 juillet 2011. Le gouvernement devrait être renouvelé à 80% selon des sources gouvernementales.

Le gouvernement de transition et le CSFA (Conseil Suprême des Forces Armées), qui dirigent le pays depuis le départ du président Hosni Moubarak, subissent de vives critiques. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues le vendredi dernier et depuis le 8 juillet d’autres campent sur la place Tahrir au Caire. Les manifestants réclament une mise à l’écart et le jugement des personnalités jugées proches de l’ancien pouvoir ainsi que des policiers responsables de la répression qui a fait près de 850 morts lors de la révolution en début d’année, sans oublier une accélération des réformes démocratiques et sociales promises. Ils dénoncent également le recours aux tribunaux militaires, jugé abusif, pour le jugement des civils, entre 6 000 et 10 000 procès ayant eu lieu devant des cours militaires depuis février selon des organisations de défense des droits de l’Homme.

Le gouvernement réagit donc par ce remaniement gouvernemental à l’issu duquel d’importants portefeuilles ministériels tels que celui de l’Intérieur, de la Culture, de la Justice, de l’Education ou encore du Tourisme devraient se voir changer de titulaire. De son côté, le CSFA a décidé de limiter les jugements militaires aux affaires de viols, d’’agressions de policiers et d’attaques armées. Il s’est également engagé à respecter les manifestations pacifiques et n’à intervenir qu’en cas d’atteintes aux biens publics ou privés.

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