Syrie: La vie reprend à Manbij après sa libération des mains de l’Etat islamique

Après l’annonce vendredi par les Forces démocratiques syriennes (FDS) de la reprise de Manbij occupée par les djihadistes de l’Etat islamique, les habitants qui avaient fui la ville, commencent à regagner leurs domiciles.

Les FDS et des habitants ont rapporté que des centaines de voitures transportant des habitants et leurs biens ont quitté samedi les camps de déplacés dans les villages et régions rurales environnantes pour revenir dans la ville.

Des vidéos ont été mises en ligne sur les sites d’informations pro-FDS, montrant des hommes se raser la barbe et des femmes brûler leur niqab, symboles de la rigueur de la vie sous l’emprise de l’Etat islamique.

Charfan Darwich, porte-parole du Conseil militaire de Manbij, formé par les FDS, a annoncé un début de retour à une vie normale avec déjà une réouverture des magasins. Plusieurs éléments expliquent un retour aussi rapide des habitants dans Manbij, quelques heures à peine après sa libération de l’emprise de l’Etat islamique. Tout d’abord, les combats et les frappes aériennes de la coalition américaine, qui soutenaient les combattants kurdes et arabes au sol, ont épargné de nombreux quartiers de la ville. Et même si les ponts et des hôpitaux ont été bombardés, Manbij apparaît nettement moins dévastée que beaucoup d’autres agglomérations syriennes.

Bien évidemment, la ville n’a pas pu être totalement pacifiée en aussi peu de temps. Les FDS affirment avoir neutralisé 13.000 mines et bombes artisanales disséminées par les djihadistes et rechercher d’éventuelles cellules dormantes parmi les habitants qui n’ont pas quitté la ville tout au long des affrontements.

Les combats pour la reprise de Manbij ont duré deux mois et ont fait entre 500 et 700 morts. Les derniers djihadistes ont fui, utilisant des civils comme boucliers humains, en direction de Djarablous, près de la frontière turque. Les FDS affichent désormais l’objectif de traquer ces djihadistes jusqu’à Al-Bab, une ville située à 50 kilomètres au sud-ouest de Manbij, qui se trouve être le plus ancien bastion du groupe islamiste dans le pays.

A propos de Fitzpatrick 1333 Articles
Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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