Opep: l’accord d’Alger a été rendu possible grâce à l’inflexion de la position de Riyad

C’est finalement l’inflexion de la position de l’Arabie Saoudite, qui a accepté que son grand rival iranien soit exempté de la réduction de sa production de brut, qui a permis à l’Opep, l’organisation des pays exportateurs de pétrole, de parvenir à l’accord sur la réduction de la production d’or noir à la surprise générale.

Au terme d’une réunion de six heures mercredi à Alger, les pays de l’Opep, qui produisent environ 40% du brut mondial, soit 90 millions de barils par jour, ont annoncé l’accord auquel personne ne s’attendait.

Les principaux pays producteurs de pétrole ont décidé de ramener prochainement la  production de pétrole du cartel à un niveau situé entre 32.5 et 33 millions de barils par jour, contre 33.47 millions en août, selon les données de l’Agence internationale de l’Energie.

Cette baisse insignifiante en apparence pourrait cependant se révéler historique. Tout d’abord, elle est la plus importante limitation depuis celle décidée durant la crise de 2008. Ensuite, elle est décidée alors que de nombreux membres du cartel pétrolier, dont les économies stagnent ou régressent et qui font face à des problèmes budgétaires et de montée de tensions sociales, souffrent économiquement des prix bas.

Les décisions concrètes sur les objectifs de production de chacun des membres doivent encore être déterminées lors du sommet semestriel de l’Opep prévu pour le 30 novembre prochain. Les marchés financiers ont bien évidemment réagi à l’annonce surprise de l’accord.

Dès mercredi, le baril d’or noir s’était apprécié de près de 4 dollars sur la plupart des places financières où il est coté, mais demeure encore très loin de ses niveaux de juin 2014 lorsque le baril s’échangeait à 114 dollars.

Cette limitation de la production de l’Opep n’est peut-être que le premier resserrement du robinet, estiment de nombreux économistes pour qui il en faut davantage pour éponger les énormes quantités de brut encore sur le marché.

A propos de Fitzpatrick 1365 Articles

Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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