L’Ethiopie accuse l’Egypte dans la recrudescence des violences en région oromo

D’après le gouvernement éthiopien, des «ennemis extérieurs» sont à l’origine des violences qui secouent le pays et qui l’ont poussé à déclarer l’état d’urgence durant six mois. Ces graves accusations éthiopiennes s’adressent particulièrement à l’Egypte.

L’Ethiopie et l’Egypte n’entretiennent pas de bonnes relations diplomatiques, entre autres, à cause du grand barrage éthiopien dit «de la Renaissance», prenant place sur le Nil.

A l’heure actuelle, les autorités éthiopiennes pointent d’un doigt accusateur l’Egypte, affirmant que ce pays est directement lié aux violences en région oromo. Addis-Abeba estime que Le Caire apporte son soutien au mouvement indépendantiste du Front de libération Oromo.

«Nous avons des preuves tangibles qu’il y a eu des formations et des financements depuis l’Egypte », a assuré le porte-parole du gouvernement éthiopien, Getachew Reda. « Nous ne disons pas que c’est directement lié au gouvernement égyptien, mais nous savons avec certitude que le groupe terroriste OLF a reçu toutes sortes de soutiens de la part de l’Egypte », a-t-il ajouté.

Et d’indiquer, que les leaders de cette organisation étaient d’abord basés dans la capitale érythréenne, Asmara, avant de se réinstaller au Caire. «Toutes sortes d’instructions ont été données (aux groupes terroristes) afin de déstabiliser l’Ethiopie et nous empêcher de terminer la construction du barrage de la Renaissance», a soutenu Reda.

Pour ce qui est de l’état d’urgence, le porte-parole du gouvernement éthiopien n’a pas clairement précisé les mesures qui seront prises, évoquant un «déploiement des militaires» et l’éventualité d’«imposer un cessez-le-feu» dans certaines villes, sans plus de détails. L’état d’urgence doit encore recevoir l’approbation du Parlement à une majorité des deux tiers. Ce vote aura lieu d’ici deux semaines.

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