Référendum kurde : Ankara redoute une guerre civile en Irak

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu a estimé mercredi, que le référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien prévu le 25 septembre prochain, pourrait occasionner une «guerre civile» en Irak.

«Un référendum d’indépendance ne fera qu’aggraver la situation» en Irak, qui fait déjà face à de nombreuses difficultés, a jugé le chef de la diplomatie turque sur la chaîne publique TRT, mettant en garde que «cela peut mener jusqu’à une guerre civile».

D’ailleurs, le gouvernement turc a régulièrement soutenu que ce projet de référendum était une «erreur» et constituait une «menace» pour l’intégrité territoriale de l’Irak.

Les autorités de la Turquie sont confrontées sur leur propre territoire à un conflit avec des séparatistes kurdes, qui a entraîné la mort de plus de 40.000 personnes depuis 1984. Ankara est foncièrement contre toute constitution d’un Etat kurde à sa frontière, malgré ses bonnes relations avec le leader kurde irakien Massoud Barzani.

Dans cet ordre d’idées, la Turquie a initié en août 2016 une campagne militaire dans le nord de la Syrie pour en déloger les éléments de l’organisation djihadiste de l’Etat Islamique (EI) et aussi pour empêcher les Kurdes syriens de relier les portions de territoire sous leur contrôle dans cette région perturbée par une guerre civile.

L’opposition des autorités turques à l’indépendance du Kurdistan irakien peut mettre à mal la viabilité d’un éventuel Etat Kurde. Pour cause, les principaux revenus de cette région autonome proviennent de l’exportation du pétrole, qui s’effectue par le biais d’un pipeline arrivant au port turc de Ceyhan.

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