Golfe : La TVA pour la première fois en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis

L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont introduit lundi pour la première fois une TVA, la Taxe sur la Valeur Ajoutée qui n’existait pas dans ces deux riches pays pétroliers.

Cette décision, une première dans le Golfe où les habitants profitaient jusqu’alors d’une absence de taxes et d’importantes subventions, doit permettre aux deux pays de diversifier leurs revenus dans un contexte de baisse du prix du pétrole.

Cette  taxe s’applique à la majorité des  biens et services. Les analystes estiment que cette TVA pourrait rapporter aux deux pays un total de 21 milliards de dollars en 2018, l’équivalent de 2% de leur Produit Intérieur Brut.

L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis deviennent les premiers pays à appliquer l’accord qui avait été conclu en juin 2016 entre les six pays du CCG (Conseil de coopération du Golfe), qui réunit l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, Koweït, Oman et le Qatar, sur l’introduction d’une taxe sur la valeur ajoutée de 5%.

Pour leur part, Bahreïn, le Koweït, Oman et le Qatar ont décidé de repousser à 2019  l’introduction de la TVA. La principale préoccupation est maintenant l’impact que l’introduction de cette mesure fiscale va avoir sur le pouvoir d’achat et le coût de la vie des populations.

Pour résorber leur déficit budgétaire dû à la baisse constante du prix du brut, les monarchies pétrolières du Golfe ont multiplié les mesures au cours des deux dernières années pour trouver de nouvelles recettes.

Dimanche soir, le royaume saoudien, qui a accumulé ces quatre dernières années 258 milliards de dollars de déficits budgétaires, a annoncé une hausse respective de 127% et de 83% sur les prix de différents types d’essence, avec un effet immédiat à partir du 1er janvier, les prix du diesel et du kérosène restant inchangés.

Le mois dernier, Riyad avait également augmenté le prix de l’électricité. Mais, selon le roi Salmane, toutes ces réformes ne devraient pas empêcher le pays de continuer à afficher des déficits budgétaires au moins jusqu’en 2023.

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