Le gaz menace d’embraser l’Est de la Méditerranée

La question de l’exploitation des gisements gaziers dans l’Est de la Méditerranée ne fait que rajouter de l’huile sur le feu dans les relations entre la Turquie, Chypre, Israël et le Liban.

Des études ont révélé en 2010 d’importantes réserves d’hydrocarbures, principalement du gaz, dans l’est de la Méditerranée, au large d’Israël, du Liban et de Chypre. Or, les eaux méditerranéennes concernées n’ont pour l’heure pas encore été clairement déterminées, ce qui bloque toute exploitation pacifique de cette ressource. Or, lundi dernier, la partie grecque de Chypre a annoncé le lancement d’une opération d’exploration de gaz dans sa Zone économique exclusive. Mécontente car jugeant unilatérale cette exploitation des ressources chypriotes par la partie grecque, la Turquie a, deux jours plus tard, signé avec la partie turque de l’île un accord pour débuter de forages offshore de gaz et de pétrole.

Le mécontentement turc est encore accentué par la signature entre les chypriotes grecs et Israël, dont les relations avec la Turquie ne cessent de se dégrader depuis l’année dernière, d’un accord pour la recherche de gisements de gaz sous-marins dans la zone.

La Turquie avait proposé une suspension de toute exploitation gazière pour l’île de Chypre tant que les parties grecque et turque ne seraient pas réunifiées. Pour rappel, l’île est divisée en deux depuis l’invasion turque de 1974. La partie grecque de l’île au Sud est reconnue par la communauté internationale tandis que la partie nord ne l’est que de la Turquie.

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