L’opposition syrienne enfin unifiée

Les différents courants politiques syriens opposés au régime de Bachar al-Assad se sont mis d’accord hier dimanche à Istanbul en Turquie pour former le CNS (Conseil National Syrien). Burhan Ghalioune, une universitaire syrien exilé à Paris en a été désigné président.

Le CNS se veut le représentant de la révolution pacifique syrienne. Il compte dans sa direction Bassma Kodmani au titre de porte-parole et Riyad al-Chaqfa, le guide des Frères musulmans. Il se dit exempt de toute ingérence étrangère et regroupe les LCC (Comités Locaux de Coordination), à l’initiative des manifestations, les libéraux, la confrérie des Frères musulmans depuis longtemps interdite en Syrie, les partis kurdes et assyriens, ainsi que des représentants de la déclaration de Damas, le texte de l’opposition démocratique inspiré des révolutions tunisienne et égyptienne et qui encourage le peuple syrien a poursuivre la lutte. Des sources diplomatiques dans la capitale syrienne ont cependant déclaré que l’opposition syrienne – nationalistes, libéraux et islamistes, aurait réussi à surmonter ses différences pour s’unir grâce à une intervention conjointe des américains, des turcs et des Frères musulmans.

La situation sur le terrain ne cesse de se détériorer, tournant à une guerre ouverte entre militaires de l’armée régulière et déserteurs. Selon l’OSDH (Observatoire Syrien des Droits de l’Homme), l’armée syrienne contrôlerait la ville de Rastane, à 160 kilomètres au nord de Damas. Des militants sur place y ont confirmé la présence hier dimanche de 250 chars et blindés. Ce déploiement de force a contraint les déserteurs à se retirer de la ville.

A propos de Fitzpatrick 1317 Articles
Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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