Dégel des relations entre le Maroc et l’Algérie

Cette semaine, les relations entre le Maroc et l’Algérie ont passé un cap avec l’arrivée en Algérie le lundi de Saad Eddine Othmani, le nouveau ministre marocain des Affaires étrangères. C’est sa première visite officielle à l’étranger et la première visite en Algérie d’un chef de la diplomatie marocaine depuis juin 2003.

Ce réchauffement des relations entre les deux pays, même s’il est trop tôt pour parler de réconciliation, a deux raisons principales. Tout d’abord, une reprise des échanges économiques. C’est dans ce sens que devrait être soulevée la question de la réouverture de la frontière entre les deux pays, fermée depuis 1994 après que le Royaume du Maroc ait imputé aux services secrets algériens la responsabilité d’un attentat islamiste à Marrakech. Ensuite, le rapprochement des deux pays doit contribuer à la redynamisation de l’UMA (Union du Maghreb Arabe). Crée en 1989, le fonctionnement de ce regroupement régional qui réunit l’Algérie, le Maroc, la Tunisie la Libye et la Mauritanie a été mis à mal par les tensions entre les deux voisins maghrébins, notamment sur la question du Sahara occidental.
Saad Eddine Othmani a rencontré son homologue algérien Mourad Medelci dès son arrivée le lundi avant d’être reçu le lendemain par le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Même si pour l’heure aucune information n’a filtré sur le contenu des deux entretiens, les deux pays semblent néanmoins sur la même longueur d’onde. Après l’appel au rapprochement des deux voisins dans le discours du trône du roi Mohammed VI en juillet dernier, c’est le ministre algérien des Affaires étrangères qui a déclaré en conférence de presse que son pays faisait du développement des relations avec le Maroc une priorité.

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