Rapprochement Maroc/ l’Algérie…

Les funérailles d’Ahmed Ben Bella, premier président de la République algérienne démocratique et populaire décédé le 11 avril dernier, a fait craindre le pire au processus de rapprochement entamé depuis quelques temps par le Maroc et l’Algérie en raison de la présence d’une délégation officielle du front Polisario.

Ahmed Ben Bella, dont les parents étaient originaires du Maroc, était un ami de ce pays. Il a même été décoré de l’ordre du wissam alaouite, la plus haute décoration du royaume chérifien. Ses funérailles représentaient donc un symbole fort qui aurait pu grandement contribuer à l’affermissement du rapprochement que les deux pays ont entrepris. Après un temps de recueillement devant la dépouille de l’ancien dirigeant algérien suivi d’une participation à un déjeuner organisé en l’honneur des délégations tunisienne, marocaine et mauritanienne, la délégation marocaine, emmenée par le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, le conseiller du Roi Mohammed VI Taieb Fassi Fihri et l’ancien premier ministre Abderahmane El Youssoufi, a quitté les funérailles après la prière. Elle témoignait ainsi son mécontentement de voir que le chef des séparatistes sahraouis, Mohamed Abdelaziz, était assis aux côtés des présidents algérien, Abdelaziz Bouteflika, et tunisien, Moncef Marzouki, ce qui le plaçait au rang de chef d’Etat.

Interrogé sur la question, Moustapha Al Khafi, ministre marocain de la Communication et porte-parole du gouvernement, a néanmoins assuré que ce geste de la délégation marocaine ne remettait en aucune façon les efforts consentis de part et d’autre pour la réconciliation entre les deux pays.

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Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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