France : en accord avec le Liban et l’Arabie saoudite

Sur la route qui doit le mener au sommet Asie-Europe qui démarre ce lundi au Laos, le président français François Hollande a réalisé hier dimanche de brèves escales au Liban et en Arabie saoudite. Il a témoigné son soutien à son homologue libanais Michel Sleimane, dont le pays est fragilisé par la guerre syrienne, et marqué ses convergences de vue avec le roi Abdallah sur les dossiers de la guerre en Syrie et du nucléaire iranien.

C’est à la dernière minute que le président français aurait décidé de s’arrêter au Liban. Depuis l’attentat du 19 octobre dernier qui a provoqué la mort du chef des renseignements libanais le général Wissam al-Hassan, attribué par beaucoup à la Syrie, le pays du Cèdre est fragilisé. Une bonne partie de la population accuse son gouvernement de connivence avec la Syrie et réclame la démission du Premier ministre Najib Mikati. Une éventualité que rejette le président libanais car elle provoquerait un vide politique qui déstabiliserait encore plus le pays. En conférence de presse conjointe, François Hollande a assuré son homologue libanais du soutien de la France au maintien de la stabilité du Liban dans une mise en garde à peine voilée à la Syrie. Il a également promis une aide militaire, économique et humanitaire au pays, notamment pour gérer les 100 000 réfugiés syriens qui sont y sont arrivés depuis le début du conflit.

En Arabie saoudite a eu lieu la première rencontre officielle entre François Hollande et le roi Abdallah. A côté des questions diplomatiques en Syrie et en Iran, il a été question d’économie. Principalement d’un marché de plus de1.3 milliard de dollars US entre le groupe français de construction navale DCNS et Ryad pour la modernisation de la flotte saoudienne.

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