Afrique : une nouvelle passe d’arme entre l’occident et la chine

£¨XHDW£©·¨¹úµ±Ñ¡×Üͳ°ÂÀʵ»á¼ûÖйúפ·¨¹ú´óʹ¿×ȪUne fois de plus, l’on a assisté à un échange à peine voilé des propos entre la chine et la France, exprimant clairement la divergence de vues sur la présence de l’empire du milieu en Afrique. En réponse aux propos du ministre de l’économie française, qui fustigeait la présence toujours grandissante de la chine en Afrique, et demandait aux entreprises françaises de passer à l’offensive.

Le ministre chinois des affaires étrangères, quant à lui, a rappelé que son pays était favorable à une intégration planétaire des relations économique et que Pékin n’entraverait en aucune manière les relations économique entre l’Afrique et un autre partenaire.

Il a insisté sur le fait que les relations économiques avec l’Afrique ne sont pas exclusives, et qu’il s’agit de partenariat gagnant-gagnant. En tant que pays, la chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial du continent noir. Loin devant les partenaires traditionnels, les échanges commerciaux entre les deux parties étaient de plus de 166 milliards de dollars l’année dernière, ce qui représente une croissance de plus de 80% sur les deux dernières années. Pour  la même période, les investissements direct chinois en Afrique ont connu une fulgurante croissance de près de 60%, s’établissant à environ 15 milliards de dollars. Aussi, plus de 2000 entreprises chinoises seraient actuellement en exercices sur le continent et Pékin affirme que son aide à l’Afrique aurait également cru d’au moins 60% depuis deux ans.  Par ailleurs, le premier dragon d’Asie offre plus de 18000 bourses d’étudiants en Afrique et assure la formation de près de 30 000 ressortissants du continent.    Les prêts accordés à l’Afrique par le gouvernement chinois sont actuellement de 20 milliards de dollars.

Il y a quelques mois déjà, c’était la secrétaire d’état américaine qui s’indignait, signalant que les investissements chinois en Afrique ne visaient qu’à profiter des ressources naturelles du continent sans aucun souci pour l’environnement et le développement local. Force est de constater que les entreprises pétrolières qui sont prêtes à exploiter les réserves pétrolières du parc Virunga en Afrique sont occidentales et qu’après toutes ces années d’échanges commerciaux avec l’occident, si leurs entreprises souhaitaient le développement local en Afrique, ce continent serait en bien meilleur état. Plusieurs guerres ayant déchiré le continent l’on été sur fond de ressources naturelles et financées par des entreprises occidentales. Outre le mépris du développement local, une bonne partie des contrats signés par les entreprises occidentales ont toujours été léonins.

Pour les observateurs, seule l’Afrique pourrait défendre ses propres intérêts, la réaction de l’occident est celle d’un enfant à qui l’on arracherait ses sucreries et jouets. Dans le commerce international, seuls les intérêts comptent et personnes n’en défend pour personne si ce n’est pour elle-même par ricochet.

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