Un nouveau gouvernement pour le Liban

Le Liban voit enfin le bout du tunnel. Après d’âpres discussions, un nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Najib Mikati vient de se former. Le Hezbollah et ses alliés y sont majoritaires et prennent les Ministères de la Justice et de la Défense.

Il aura fallu cinq mois de négociations pour arriver à ce résultat. Le Hezbollah hérite de deux ministères. Ses alliés, dont le chrétien Michel Aoun, ont 17 autres ministères. Les 11 ministères restants sont partagés entre les partisans du chef de l’Etat Michel Sleimane, du nouveau Premier ministre Najib Mikati et du leader druze Walid Joumblatt. La diversité communautaire au Liban a initié un système basé sur des quotas et qui doit maintenir un équilibre délicat entre les 18 confessions chrétiennes et musulmanes du pays. Le camp de Saad Hariri, l’ancien Premier ministre nettement en faveur d’une ouverture vers l’Occident, boycotte le nouveau gouvernement. En minorité parlementaire, il rejoint l’opposition.

Le Liban sort de la crise enclenchée le 12 janvier dernier. Le Hezbollah et ses alliés retiraient alors leurs ministres du gouvernement d’union de Saad Hariri suite aux tensions liées à l’enquête confiée au tribunal de l’ONU sur l’assassinat en février 2005 de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, le père de Saad. Le parti chiite réclamait de Saad Hariri le désaveu du TSL (Tribunal Spécial pour le Liban) qui, selon lui, s’apprêtait à l’accuser et le camp de Saad Hariri accusait le Hezbollah d’avoir mené un coup d’Etat.

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Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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