Egypte: l’aide financière américaine maintenu malgré le coup de force de l’armée en début juillet

2265172Face à la situation sociopolitique fragile en Egypte, les Etats unis doivent afficher clairement leur position.  En effet, bien que Washington ait maintenu sa coopération avec l’Egypte après l’élection des frères musulmans, le langage officiel minimise l’impact sur la démocratie de la décision militaire de déposer le président Morsi. L’aide militaire             au régime en place explique clairement la position des Etats-Unis malgré un double langage diplomatique.

Les Etats-Unis ont maintenu la coopération avec l’Egypte après l’accession des frères musulmans au pouvoir; verdict des urnes en juin 2012. Mais, face à la mobilisation pour faire tomber Mohamed Morsi, le président américain avait pris ses distances, en invitant le président contesté à mettre en place un « dialogue plus constructif » avec l’opposition. Depuis le début du mois de juillet, la Maison blanche refuse d’admettre que le renversement du pouvoir par l’armée est un « coup d’Etat ». Après la déposition par l’armée du président Morsi, le président américain, Barack Obama  a annoncé tout simplement qu’il est  « profondément préoccupé » par la décision des militaires, et l’aide financière octroyée à l’armée égyptienne a été maintenue D’après John Kerry, l’armée  égyptienne a rétabli la démocratie en Egypte, elle n’a pas pris le pouvoir car il est entre les mains d’un gouvernement civil.  En effet, selon la législation américaine, un régime issu d’un coup d’Etat ne peut bénéficier d’une aide financière américaine. Or depuis le traité de paix entre l’Egypte et Israël, les Etats-Unis versent chaque année une aide militaire de 1,3 milliard à l’Egypte. Par contre, le massacre de partisans du président Morsi, survenu fin juillet  et ayant fait plus de 80 morts a contraint John Kerry à lancer  un appel à l’armée pour qu’elle « respecte le droit à manifester pacifiquement et à la liberté d’expression ».

Le moyen orient reste une priorité pour le président Obama malgré les erreurs commises par l’Oncle Sam. En effet, les leçons tirées de l’échec de Bush en Irak et en Afghanistan orientent la politique étrangère américaine vers les pays d’Asie en vue de redresser l’économie américaine. Cependant, Barack Obama doit bien sûr concilier ses manœuvres avec  la défense des intérêts d’Israël dans la région.

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