La réconciliation Hamas/Autorité palestinienne définitivement scellée ?

Reconciliation-inter-palestinienneContrairement aux précédents épisodes du feuilleton de la réconciliation entre les deux frères ennemis palestiniens, la rencontre du 23 avril dernier regroupant le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le chef du mouvement islamiste Hamas Khaled Mechaal, a été accompagnée de signes qui montrent une réelle volonté des deux parties, particulièrement celle du Hamas qui n’a émis aucune réserve sur la composition du futur gouvernement transitoire de personnalités indépendantes, ni sur les assurances de Mahmoud Abbas que celui-ci suivrait sa seule politique.
De plus, le quotidien Al-Qods publié en Cisjordanie à Jérusalem-Est a recommencé à être distribué à Gaza, comme prévu depuis la première annonce de réconciliation en 2011, mais n’avait jamais été effectif. Le Hamas a même annoncé la prochaine intégration aux forces de sécurité à Gaza de 3 000 hommes de l’Autorité palestinienne après la constitution d’un exécutif transitoire.
Selon les experts, plusieurs raisons sont à l’origine de l’assouplissement de la position du Hamas. Le blocus d’Israël contre Gaza, et la chute des Frères musulmans en Egypte ont placé le Hamas dans une situation des plus délicates. Les tunnels de contrebande et le terminal frontalier on été fermés créant des difficultés financières considérables pour le mouvement islamiste. L’exercice du pouvoir dans ces conditions a considérablement porté atteinte aux forces et à la popularité du Hamas.
Ce contexte des plus défavorables, aurait permis aux dirigeants pragmatiques du Hamas comme Khaled Mechaal, le numéro deux du mouvement Moussa Abou Marzouk et le chef du gouvernement à Gaza Ismaïl Haniyeh de faire accepter au courant radical du mouvement la relance de la négociation. Certains analystes pensent même que le Hamas pourrait renoncer, sous certaines conditions, au pouvoir à Gaza, dans le but de devenir un partenaire politique reconnu et accepté régionalement et internationalement, sans pour autant faire de concession politique pour la reconnaissance d’Israël.

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