Syrie : Saisine de la CPI

paul-segerPaul Seger, l’ambassadeur suisse auprès des Nations unies, a présenté  lundi, une lettre au nom de 58 pays qui soutiennent la proposition française de saisir la CPI (Coup pénale internationale) pour les crimes commis par les belligérants en Syrie.
En plus de demander au Conseil de sécurité d’adopter le projet de résolution française, cette lettre demande aux autres pays membres de l’ONU, qu’ils soient membres de la CPI ou non, d’envoyer un message fort de soutien politique à la résolution en la co-parrainant. Il ne s’agit pas de la première initiative de ce genre de ces 58 pays qui avaient, déjà en janvier 2013, réclamé au Conseil de sécurité la saisine de la CPI en Syrie.
La semaine dernière, ce sont 116 ONG à travers le monde à appeler dans une déclaration commune, le Conseil de Sécurité des Nations unies à voter une résolution pour déférer la situation en Syrie au procureur de la Cour pénale internationale. Le projet de résolution proposé par la France est perçu par ses partisans comme la meilleure chance de prévenir de nouvelles atrocités et de faire naître au moins une promesse de justice ,trois ans après le début d’un conflit qui a franchi, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, la barre de 162 000 morts.
Le recours au Conseil de sécurité des Nations unies pour une saisie de la CPI est incontournable étant donné que la Syrie n’a pas adhéré à la création de l’institution de La Haye. Mais malgré ce soutien massif, l’aboutissement de l’initiative française n’est pas assuré. De nombreux diplomates prédisent que, comme elles l’ont fait à trois reprises depuis le début de la guerre civile en Syrie, pour des projets de résolution pouvant faire pression sur le président Bachar al-Assad, la Russie et la Chine pourraient mettre leur véto lors du vote prévu ce jeudi.

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