La communauté internationale à pied d’œuvre pour rétablir la trêve en Syrie

Parallèlement à la poursuite des combats à Alep, la communauté internationale multiplie ses efforts pour rétablir la trêve en Syrie.

C’est dans cette optique, que le secrétaire d’Etat américain, John Kerry était hier lundi à Genève et que l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura doit rencontrer ce mardi à Moscou le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

L’objectif de Staffan de Mistura est de convaincre Moscou de faire pression sur les autorités syriennes de Damas pour que soit étendue à Alep la trêve instaurée la semaine dernière dans la banlieue orientale de Damais ainsi que dans le gouvernorat de Lattaquié.

Pour les Nations unies, la clé du respect du cessez-le-feu en Syrie, est entre les mains des Etats-Unis et de la Russie. Ces sont ces deux pays, le premier soutenant les rebelles et le second le régime de Bachar al-Assad, qui ont initié le processus de paix, malgré de lourdes divergences. Mais le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 février dernier, est aujourd’hui fragilisé à l’extrême par la reprise des affrontements armés ayant déjà fait plus de 250 civils morts à Alep depuis la reprise des violences.

La majorité des pertes civiles est attribuée à l’aviation du pouvoir syrien. Moscou explique l’offensive sur Alep par la présence sur place du Front al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, qui n’est pas concernée par la trêve. La situation a été explosive ces derniers jours à Alep et hier lundi, le secrétaire d’Etat américain a évoqué une situation «à bien des égards hors de contrôle».

Pour débloquer cette situation et entretenir l’espoir d’une résolution politique du conflit, les Etats-Unis demandent aux rebelles de se désolidariser du Front al-Nosra.

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