Afrique du Sud-Inde-Brésil : Entre accords et désaccords …

Mardi dernier, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud s’étaient retrouvés à Prétoria dans le cadre du 5è forum tripartite IBSA. Bien que les trois pays  aient affiché une entente évidente, celle-ci cache quelques divergences.

S’il y a une question sur laquelle ces trois membres du groupe des BRICS sont bien d’accords, c’est celle du « déséquilibre du monde » actuel, selon les propos du président sud-africain, Jacob Zuma, en conférence de presse à l’issue de ces travaux. « Les institutions pour la gouvernance mondiale sont à ce jour toujours biaisées en faveur du Nord développé » a-t-il accusé, de manière à peine voilée – l’Organisation des Nations Unies ; avant de poursuivre, « nous allons continuer à travailler pour assurer une transformation du système de gouvernance mondiale ». Vraisemblablement, le statut de membre non permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, dont le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud jouissent actuellement, ne leur suffit pas. En effet, les trois puissances émergentes aspirent à rejoindre leurs partenaires russe et chinois dans le club des permanents au sommet des Nations Unies.

Néanmoins, à analyser en profondeur les choses, on se rend compte que les IBSA ne sont pas toujours sur la même longueur d’onde. La manière dont est traité le dalaï lama par ces différents pays trahit leurs divergences politiques. Il y a à peine deux semaines, le chef spirituel tibétain se voyait refuser un visa sud-africain indispensable pour assister aux célébrations organisées à l’occasion des 80 ans de Desmond Tutu. Une lenteur administrative loin d’être fortuite selon la quasi-unanimité des analyses vu la proximité de Prétoria et de Pékin. Ainsi, le dalaï lama est tout bonnement resté dans son pays de refuge, ce depuis un demi-siècle, en l’occurrence … l’Inde. Et, il s’est même rendu au Brésil en septembre. De quoi énerver la Chine.

Tout cela n’a pas empêché la tripartite d’envisager un avenir économique prospère. Ainsi, ils prévoient d’atteindre, d’ici 2015, 25 milliards de dollars d’échange économique, ceux-ci s’étant chiffrés à 16,1 milliards en 2010.

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