Iran : Embargo européen et démarches coercitives en réaction

La simple annonce de l’Iran de revoir à la baisse ses exportations de brut à destination de six pays européens à suffit à créer la panique sur les marchés, affolant les prix du pétrole.
Sur son site internet, la télévision iranienne a révélé les convocations séparées des ambassadeurs à Téhéran de la France, de l’Italie, de l’Espagne, de la Grèce, du Portugal et des Pays-Bas qui se sont vus annoncés une révision à la baisse par la République islamique des exportations du brut à destination de leurs pays. Il n’en fallait pas plus pour faire souffler un vent de panique sur les cours du pétrole car, même si l’Union Européenne a décidé en janvier un embargo sur le brut iranien, elle n’a néanmoins prévu son application effective et totale qu’à partir du mois de juillet prochain pour mettre aux pays européens les plus dépendants du brut iranien tels que la Grèce, l’Italie et l’Espagne de trouver des sources d’approvisionnement alternatives. La décision iranienne les prend de court.
C’est ainsi que les chiffres définitifs révisés après arbitrages ont constaté à la clôture hier soir du New York Mercantile Exchange la hausse du baril de « light sweet crude » (WTI) de 1.06 dollar par rapport à la clôture mardi à 101.80 dollars. De même, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril clôturait en hausse de 1.58 dollar sur l’ICE (Intercontinental Exchange) par rapport à ses 118.93 dollars de la veille.

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