Le Hamas se désolidarise du pouvoir syrien

Ismaïl Haniyeh, le Premier ministre du mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza a reconnu que l’opposition que le peuple syrien témoignait au pouvoir de Bachar al-Assad était une lutte pour la liberté et la démocratie. Cette déclaration tombe comme un couperet sur la longue alliance qui liait le mouvement palestinien avec son mentor syrien.

Devant une foule de partisans réunis dans la mosquée d’Al-Azhar pour un rassemblement destiné à soutenir la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem et le peuple syrien, Ismaïl Haniyeh a salué les aspirations du peuple héroïque syrien à la liberté, à la démocratie et à la réforme. Avec cet épisode, c’est le grand début du feuilleton d’émancipation du Hamas, dont le premier acte a été la libération du soldat israélien Gilad Shalit en octobre dernier contre environ un million de détenus palestiniens contre la volonté syrienne, qui prend fin.  En rompant avec la Syrie après avoir pris ses distances avec le pouvoir iranien, les deux pays étant fortement affaiblis par la pléthore de sanctions qui se sont abattues sur eux ces derniers mois, le Hamas préfère se rapprocher de l’Egypte où les Frères musulmans, particulièrement actifs dans les révolutions du Printemps arabe et notamment en Syrie, gagnent en notoriété.

C’est tout un pan de son histoire, particulièrement radical et pendant lequel l’Iran et la Syrie ont été ses seuls alliés, que le Hamas semble déterminer à tourner. Cela pourrait être interprété comme l’inscription du mouvement palestinien dans le printemps arabe.

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Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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