L’Inde avalise les IDE pakistanais

L’Inde est désormais ouverte aux investissements directs étrangers (IDE) provenant du Pakistan. C’est une décision historique annoncée la semaine dernière par le ministère indien du Commerce.
C’est fait : particuliers comme entreprises pakistanais peuvent investir dans tous les domaines en Inde, exception faite des secteurs stratégiques, à savoir, la défense, le nucléaire et le spatial. Un fait à marquer d’une pierre blanche, les deux pays s’étant affrontés dans trois guerres depuis leur indépendance. Mais, le ralentissement de l’économie indienne a favorisé la signature de cet engagement. En effet, la croissance de l’Inde ne fait que baisser. D’où, le pays est contraint à l’ouverture pour tenter de renverser la situation. Malgré tout, certains observateurs estiment que cette nouvelle mesure n’aura pas de conséquence majeure pour l’économie indienne, laquelle aurait besoin d’une ouverture plus large pour connaître une véritable reprise. Par contre, le Pakistan pourrait tirer son épingle du jeu : ses secteurs comme le textile, caractérisé par la diversité des types de coton, ou la mode, de plus en plus populaire chez le voisin indien du fait de l’originalité de ses modèles, constituent de sérieuses opportunités.
N’empêche, les relations entre l’Inde et le Pakistan sont encore loin d’être un long fleuve tranquille. Pour preuve, récemment, des officiers indiens ont découvert un passage sur 300 mètres au niveau de la frontière et menant directement à un poste de contrôle pakistanais. Ce tunnel aurait pour vocation d’introduire des islamistes appuyés par le Pakistan en Inde. Par ailleurs, la question du statut du Cachemire reste toujours sans réponse.

A propos de Fitzpatrick 1334 Articles
Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


*