L’ombre de la guerre froide plane à nouveau

Lors d’une conférence de presse hier mercredi 18 mai à Moscou, le président russe Dimitri Medvedev a menacé d’abandonner le traité de désarmement nucléaire START (Strategic Arms Reduction Treaty) signé avec les américains et de reprendre le développement du potentiel offensif des capacités nucléaires du pays. Cela replongerait le monde dans les années de guerre froide.

La raison du mécontentement russe est le désaccord avec les Etats-Unis sur le bouclier antimissile américain que ceux-ci sont en train d’implanter en Europe. Moscou souhaite être pleinement associé à ce système de défense qui va couvrir une partie de son territoire. Jurant que ce bouclier n’est dirigé que contre la menace iranienne et non pas contre la Russie, les Occidentaux n’ont pas encore donné de suite favorable à Moscou. Les Etats-Unis ont réagi en montrant leur volonté de coopérer avec la Russie sur le projet. La plus haute responsable américaine chargée du contrôle des armements devrait s’entretenir cette semaine avec son homologue à Moscou, dans un voyage prévu, selon les autorités américaines, avant les menaces du président russe.

Le premier projet de bouclier développé sous la présidence de Georges W. Bush, et qui avait déjà grandement irrité Moscou, avait été annulé en septembre 2009 par l’administration Obama. Celle-ci avait alors proposé une nouvelle version, mais qui est toujours source de mésententes. C’est depuis le 3 mai, date à laquelle les Etats-Unis et la Roumanie ont signé l’accord pour le déploiement des éléments du futur bouclier dans ce pays, que Moscou exige des Etats-Unis des garanties pour son potentiel nucléaire.

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