Un quartet arabe sur la Syrie, Info ou intox ?

Mercredi dernier, le président égyptien Mohamed Morsi a annoncé aux ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe réunis au Caire la réunion prochaine d’un « quartet » de médiateurs internationaux. Regroupant l’Iran, la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Égypte, il aura pour objectif de trouver une issue diplomatique au conflit syrien.

L’annonce a produit son effet avec la perspective d’une réunion à la même table des deux rivaux régionaux que sont l’Arabie saoudite et l’Iran pour trouver un accord sur les points où les deux pays divergent fondamentalement. Concordant avec le discours de Mohamed Morsi, un délégué égyptien a confirmé des prises de contacts entre Le Caire, Ankara, Ryad et Téhéran, sans qu’une date sur une éventuelle réunion ne soit avancée. Lakhdar Brahimi, l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe est par ailleurs attendu ce dimanche au Caire. La participation de l’Iran aux négociations sur la Syrie avait été souhaitée par le prédécesseur de Lakhdar Brahimi, le ghanéen Kofi Annan, qui estimait qu’une issue politique n’était pas envisageable sans  une implication du principal soutien régional au régime de Bachar al-Assad.

Mais pour de nombreux experts de la région, le quartet de médiateurs, s’il arrive à voir le jour, a peu de chances de parvenir à un résultat probant, tant les divergences sont grandes entre l’Iran d’un côté et la Turquie et l’Arabie saoudite de l’autre. L’annonce du président Mohamed Morsi ne serait alors qu’une tentative de redorer le blason égyptien sur la scène diplomatique régionale.

A propos de Fitzpatrick 1333 Articles
Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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