USA : les coûts colossaux des après-guerre en Irak et en Afghanistan

USA : les coûts colossaux des après-guerre en Irak et en AfghanistanLe général Steven Shapiro, en charge du rapatriement américain a estimé dimanche à entre 5 et 6 milliards de dollars le coût du retrait des forces américaines d’Afghanistan où d’importants moyens sont encore mobilisés. Une information qui va dans le sens des coûts importants de l’après-guerre révélés dans une étude publiée quelques jours avant par l’université Harvard.

 Selon l’officier américain, cet opération de retrait est « l’un des plus grands défis de l’histoire des opérations de transport militaire en termes d’échelle et de complexité », renforcé par le fait que l’Afghanistan soit enclavé avec aucun accès direct à l’océan. Les Etats-Unis ont été les leaders de l’Isaf, la force armée de l’Otan en Afghanistan. En plus des 68 000 soldats qui y sont encore déployés, l’armée américaine a jusqu’à fin 2014 pour évacuer les quelques 100 000 containers et 25 000 véhicules militaires qu’elle compte encore dans le pays. Un haut-gradé américain avait évalué en janvier 2012 les équipements américains dans le pays à plus de 30 milliards de dollars. L’estimation du général Shapiro apporte de l’eau au moulin de l’étude réalisée par une spécialiste de l’université Harvard, Linda Bilmes, et publiée jeudi dernier. Celle affirme que si jusqu’à présent les Etats-Unis ont dépensé 2 000 milliards de dollars pour les deux guerres lancées par Georges W. Bush en Irak et en Afghanistan, ils devraient aller jusqu’à entre 4 000 et 6 000 milliards sur le long terme. La raison en est le remboursement des emprunts qu’ils ont contractés pour faire face au coût des guerres en elles-mêmes, mais encore et surtout la gestion des 2.5 millions d’anciens combattants en termes de pensions de retraite, de pensions d’invalidité et de soins médicaux dispensés aux soldats blessés.

Selon l’étude de Linda Bilmes, les conséquences de ces énormes coûts d’après-guerre, qui devraient s’étendre sur plusieurs décennies, seront une réduction des dépenses de personnel, de diplomatie, de recherche et développement, voire même une certaine réserve pour leurs futures initiatives militaires.

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