Europe : Pas de compromis sur la législation anti-évasion

web_Ecofin--672x359Crise oblige, l’Europe est décidée à trouver toutes les niches financière possibles. Avec des gouvernements socialistes bien représentés sur le continent, l’éternelle question des niches fiscales s’invite au premier rang des débats. Et pour cette fois tout le monde est sur le collimateur.

En partant des épargnes caché au Luxembourg, passant par les comptes numérotés en Suisse pour atterrir sur les stratégies d’optimisation des grandes firmes telles qu’Apple ou Google, les dirigeants européens sont décidés à ne rien laisser. Sur l’espace européen, la meilleure stratégie pour réduire au maximum les zones d’ombre serait la systématisation des échanges de données fiscales pour tous. Or certains pays comme la Suisse ont bâti leurs réputations sur la confidentialité maximale qu’ils offrent à leurs clients. Briser ce mythe reviendrait à torpiller leur principal atout marketing. Dès lors, le combat s’annonce très rude parce qu’à termes, ces paradis fiscaux et asiles pour fortunes seraient les plus grands perdants. Aujourd’hui encore, l’Autriche et le Luxembourg sont toujours opposés à la fin du secret bancaire, malgré la montée au créneau de la France et la Grande Bretagne.

Cependant, les enjeux sont de taille, les flux échappant au système fiscal seraient de l’ordre de plusieurs milliards de dollars. A titre d’exemple, une enquête du sénat américain a conclus que le géant Apple n’aurait payé que 1,5 milliards d’impôts, soit à peine 2% des 74 milliards de dollars de son chiffre d’affaire réalisé hors du territoire américain. L’Europe continue donc sa marche vers une législation anti-évasion fiscale commune, mais le délai de clôture sur ce dossier a encore été repoussé à la fin de l’année.

Tant que les dirigeants européens tergiverseront sur la question, les multinationales et les grosses fortunes pourront toujours optimiser leurs charges fiscales.

A propos de Fitzpatrick 1365 Articles

Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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