Iran : le nouveau pouvoir montre des signes d’ouvertures

669424Le président iranien Hassan Rohani prend ses distances avec la politique de son prédécesseur. Il a annoncé hier jeudi confier au ministère des Affaires étrangères les négociations avec les grandes puissances sur les activités nucléaires de la République islamique. Dans le même temps, le premier fonctionnaire dudit ministère reconnaissait le massacre des juifs par les nazis pendant la seconde guerre mondiale.

Les négociations avec le groupe P5+1 comprenant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et l’Allemagne étaient menées depuis 2007 par Saïd Jalili. Cet ancien combattant de la guerre Iran-Iraq était considéré par les Occidentaux comme intransigeant. La nouvelle d’un changement d’interlocuteur est perçue favorablement en Occident même s’il ne suffit pas à garantir un accord. Le dernier mot revienda au Guide de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, qui n’est pas réputé pour sa volonté conciliante sur ce dossier. Des sources diplomatiques ont laissé entendre que si la nouvelle équipe de négociateurs iraniens était rapidement annoncée, des discussions pourraient se tenir dès ce mois-ci.

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, qui devrait donc lui-même mener ces négociations ou alors nommer le responsable qui le fera, a fait une déclaration qui n’est pas passée inaperçue. Sur sa page Facebook, le chef de la diplomatie iranienne a affirmé que son pays condamnait le massacre des juifs par les nazis de la même manière qu’il condamnait le massacre des Palestiniens par les sionistes. Il affirme également n’avoir rien contre les juifs et le judaïsme. Ces déclarations marquent un revirement marquant par rapport à la remise en question de l’Holocauste pendant la Seconde guerre mondiale par l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad qui avait plusieurs reprises annoncé la disparition prochaine d’Israël. Son attitude hostile à Israël et la façon dont il menait le programme nucléaire étaient les principales raisons de l’isolement de l’Iran sur la scène internationale.

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Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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