Liban : Beyrouth sous le choc du double attentat contre l’ambassade d’Iran

14526150601028585270Beyrouth s’est réveillé mardi, dans la crainte de voir se réaliser une des pires craintes des Libanais, à savoir une extension du conflit syrien. Le double attentat suicide contre l’ambassade d’Iran à Beyrouth a été mené en représailles au soutien de Téhéran au régime de Bachar al-Assad.

L’attentat d’hier secoue d’autant plus les Libanais qu’il s’agit des premiers attentats commis par des kamikazes au Liban depuis l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri en 2005. Selon l’armée libanaise, un homme monté sur une moto, a fait exploser dans la matinée une ceinture d’explosifs, provoquant la mort de l’attaché culturel iranien à Beyrouth, Ibrahim Ansari au moment où il entrait dans l’ambassade. Juste après un second kamikaze a fait exploser la charge qu’il transportait à bord d’un véhicule 4 x 4. L’ambassade d’Iran visée se situe dans un quartier résidentiel du Sud de Beyrouth à majorité chiite et bastion du Hezbollah.

La double attaque a fait un total d’au moins 23 morts et 146 blessés. Elle a été revendiquée sur Twitter par les brigades « Abdallah Azzal », un groupe djihadiste sunnite basé au Liban et considéré  lié au réseau Al-Qaïda. Les terroristes annoncent qu’ils poursuivront leurs attaques jusqu’à ce que le Hezbollah, considéré comme le parti de l’Iran, retire ses combattants de Syrie.

Une journée de deuil nationale, a été décrétée dans le pays et les condamnations internationales ont fusé de partout. Dans un très rare communiqué de Washington soutenant Téhéran, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a condamné « avec force des attentats terroristes insensés et abjects ». Et pour la première fois depuis plus de dix ans, le Premier ministre britannique, David Cameron, a appelé au téléphone, le président iranien Hassan Rohani.

La promesse du président libanais Michel Sleiman de ne pas laisser le terrorisme importé détruire le tissu social du Liban ne suffit pas à rassurer la population ,bien consciente que la stabilité du pays ne peut être garantie que par un accord entre Riyad, soutien des rebelles syriens, et Téhéran, allié de Damas.

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