Israël autorise des fermiers gazaouis à cultiver la terre dans sa zone frontalière

Un accord conclu avec les autorités israéliennes a permis hier lundi à des fermiers de l’enclave palestinienne de Gaza à cultiver leur terre près de la frontière avec Israël, une première depuis 2006.

Grâce à cet accord parrainé par le Comité international de la Croix-Rouge CICR, une dizaine de fermiers palestiniens ont pu se rendre sur leurs terres agricoles auxquelles ils n’avaient plus accès depuis qu’Israël a imposé des mesures punitives contre la bande de Gaza il y a plus d’une décennie.

Cet accord s’inscrit dans le cadre d’un plus vaste projet du CICR, visant à permettre à terme, à quelque 280 fermiers de Gaza de retourner sur leurs terres situées entre 100 et 300 mètres de la barrière de sécurité israélienne, qui sépare la bande de Gaza du territoire israélien.

Mais beaucoup reste encore à faire avant d’atteindre cet objectif, dont le déminage de plusieurs parcelles de ces terres où des mines avaient été disséminées durant les différentes batailles entre Israël et les Palestiniens.

La bande de Gaza est soumise à un blocus global par Israël depuis l’enlèvement en juin 2006, d’un soldat israélien qui a été libéré en 2011. Ce blocus a été renforcé une année plus tard lorsque le mouvement islamiste palestinien Hamas, considéré par Tel-Aviv comme un groupe «terroriste», s’est emparé du pouvoir à Gaza après en avoir chassé les dirigeants du mouvement Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas.

Depuis cette date, trois guerres ont opposé Israël et le Hamas. La situation a été souvent tendue dans la zone frontalière, où se trouvent 45% des terres palestiniennes cultivables à Gaza, entre manifestants palestiniens et soldats israéliens.

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