Syrie : L’Etat islamique perd Dabiq, la ville de la prophétie

Des rebelles syriens soutenus par la Turquie se sont emparés dimanche de la ville syrienne de Dabiq, affligeant un sérieux revers aux djihadistes de l’Organisation de l’Eta Islamique (EI),  pour lesquels cette ville proche de la frontière turque est fortement symbolique.

Un des groupes rebelles, l’Union Fastaqim, a confirmé sur Twitter que Dabiq était tombée «après de violents combats avec Daech», acronyme en arabe de l’Etat islamique. Et l’OSDH (Observatoire Syrien des Droits de l’Homme), qui dispose d’un vaste réseau de sources d’information dans la Syrie en guerre, a précisé par la voix de son directeur, Rami Abdel Rahmane, que les rebelles avaient aussi pris le contrôle de Soran, une localité mitoyenne.

Pour les djihadistes, Dabiq a une forte portée symbolique. Selon une prophétie de l’Islam, cette localité sera le site d’une bataille entre les armées chrétiennes et musulmanes, où ces dernières, après avoir frôlé une humiliante défaite, finiront par triompher. Les djihadistes font le rapprochement entre cette prophétie et leur guerre contre la coalition «croisée», comme ils désignent la coalition internationale menée par les Etats-Unis.

L’Etat islamique multiplie les revers et les territoires qui étaient sous son contrôle, continuent à diminuer.

Selon la firme américaine IHS, le «califat» autoproclamé par l’Etat islamique en Irak et en Syrie se limite aujourd’hui à 68.300 kilomètres-carrés, contre 90.800 kilomètres-carrés au début 2015.

Selon l’agence officielle turque Anadolu, les rebelles soutenus par la Turquie se sont emparés de 1.130 kilomètres-carrés de territoire syrien depuis le début, fin août, d’une opération militaire visant à chasser l’Etat islamique, mais aussi des rebelles kurdes syriens, de la frontière syro-turque.

Mais si les djihadistes, en particulier ceux de l’Etat islamique sont affaiblis, la guerre dans le pays ne semble pas près de s’arrêter, alimentée principalement par les affrontements entre les forces du régime du président Bachar al-Assad et ses alliés et les insurgés, notamment à Alep.

A propos de Fitzpatrick 1365 Articles

Georges Fitzpatrick a été analyste financier, puis journaliste spécialisé dans les marchés émergents pendant plus de 20 ans, il a officié à Wall Street dans plusieurs banques d’affaires de la place New Yorkaise

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